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Table des matières
Fauteuil motorisé
En réaction aux déboires de Benoit Tholence avec sa machine à laver … Très critique du dicton libéral "𝐥𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭", je me rends compte que le temps c'est surtout l'essence de la #sobriété.
Ralentissons, réparons !
J'illustre avec ce fauteuil motorisé pour feu le beau-grand père qui "ne marchait plus" au bout de dix ans (arf, le grand père pas davantage - rhoo l'humour noir!)
Un réparateur avait conclu que l'électronique "ne se faisait plus", et que le fauteuil était bon pour la #décharge.
Sérieusement ? 𝐀𝐛𝐬𝐨𝐥𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐢𝐞𝐧 𝐧'𝐞𝐬𝐭 "𝐛𝐨𝐧" 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 !
Les réparateurs sont désormais des revendeurs/commerciaux : ️️▪ Il ne répare plus, il remplace. ▪ Si la piece existe, il la commande et vous la remonte parfois ️▪ Sinon il vous fera racheter autre chose ▪ Souvent il "rentabilise son temps" et vous fera racheter autre chose même si c'était réparable, et tant pis pour le #bilancarbone.
✖ Ce fauteuil encombrant coute 500-1000€ et pèse 60 kg. ✔️ L'élément en panne coute quelques euros et pèse deux grammes.
Idem pour la plupart de l'électroménager, dont probablement la machine à laver de Benoît 😞
Moi j'aime réparer, faire plaisir, et j'aime pas les commerciaux générateurs de déchets.
5 minutes pour ouvrir le boîtier et dégager le vérin bloqué en position longue. A l'oreille, seul un des deux #relais électromécanique clique quand on actionne la commande (c'est les cubes en plastique noir ou bleu chargés de router l'électricité, ici pour étendre ou replier le vérin).
Il existe plusieurs techniques pour déssouder, le plus simple est au fer ou "à l'air chaud" et à la "pompe à dessouder" : des appareils basiques pas chers et "rentables". Les urgences peuvent se faire au briquet, mais ne répétez pas que c'est moi qui l'a dit 😝
Allez, 20 minutes et, joie, "ça remarche".
Bilan: ️▪ Autant de temps que pour écrire cet article ⌚ ▪ 899 euros d'économisés pour la belle famille ! ▪ On garde le fauteuil moche mais abominablement confortable, avec un essai-récompense instantanée 💤 ️▪ Boost du capital sympathie 😇 ️▪ Une satisfaction réelle : #réparer m'en procure souvent davantage que mon taf, #inventer des #prototypes pour les autres 😋
Et vous ? ▪ Pour ceux qui savent réparer et qui "rentabilisent leur temps" : réfléchissez, veillez à ne pas #TravaillerPlusPourPolluerPlus ! ▪ Pour les curieux, amateurs, bricoleurs : do it yourself #DIY ! Si ca ne marche pas, vous n'avez pas grand chose à perdre à vous auto-former. Ce n'est pas toujours simple, mais les faux-contacts ou les gros objets electro-mécaniques celui ici sont les plus faciles à diagnostiquer et à traiter ! ▪ Pensez au #fablab et au #repaircafé près de chez vous, plein de bricoleurs ! ▪ Et ne bennez pas ce genre d'encombrant : donnez-le à Association EMMAÜS Solidarité, où ils sauront lui donner une seconde vie.
Jeter ?
Coffrage très bon marché
Té, un peu de #bricolage, et divers matériaux : j'ai coffré la tête de notre #forage, l'unique source d'#eau #potable qui permet d'éviter de boire depuis les 20m3 d'eau de pluie (arrosage et sanitaires) 😅
Il s'agit ici d'isoler les tuyaux pour l'hiver, protéger l'électronique, et empêcher les #épisodes #cévenols de nous balancer des kilos de sable au fond du trou, ce qui serait extrêmement abrasif pour la précieuse pompe 140 mètres en contrebas.
La maison respectera aussi enfin la #norme ! Il faut en effet et à juste titre limiter tout risque de #pollution de la nappe phréatique avec l'eau de surface. Si la qualité analysée de "notre" eau souterraine est parfaite (bien mieux que la norme), elle sert sans doute à d'autres en aval, alors #LeaveNoTrace comme on dit outre atlantique.
Le coffre recourt à des panneaux de bois #OSB recyclés, assemblés à la vis autoperceuse avec des tasseaux de pin. L' "Oriented Strand Board" est un #matériau de #construction omniprésent et relativement bon marché, constitué de lamelles de bois en vrac compressés et collés (avec une résine synthétique 😟). Théoriquement solide comme du bois brut, je le trouve moche et qui supporte mal l'humidité.
Aussi, j'ai agrafé sur les cotés un placage de #liège fin en rouleau. Fragile mais isolant, étanche, imputrescible et incompressible. Un matériau naturel splendide que l'on avait déjà employé massivement en isolation dans la précédente maison (en granulés et plaques).
Quand au toit, il est protégé avec une lourde feuille … de #goudron, recyclée elle aussi. Si je n'aime pas du tout ce matériau impressionnant, il est bien mieux #réemployé que jeté. Il sera aussi difficile de faire plus robuste, durable et étanche. On peut le travailler indéfiniment au chalumeau si besoin : il devient temporairement poisseux et très collant.
Petit truc : le #béton encore liquide peut être "vibré" en appuyant la tête d'un outil sur les planches de palettes recyclées qui m'ont servi de coffrage. J'ai utilisé une scie oscillante, mais un perforateur axial aurait été plus efficace, ou un petit marteau avec de l'huile de coude. Cela fait remonter les bulles d'air pour plus de solidité et un rendu propre sur les cotés.
On ne voit pas les nombreux cailloux noyés dans la dalle. S'ils réduisent le volume de #ciment nécessaire, impossible à éviter ici, ils fragilisent d'autant plus la dalle qu'ils empêchent de faire un "béton armé" en y enfouissant un grillage.
J'ai aussi réparé une section de la tête en fonte avec un tubage inox de poêle, et du mastic étanche en pistolet. Elle avait été inexplicablement coupée sur un coté jusqu'à la base : une magnifique prise d'eau au sol 😱 qui expliquait peut être la mort prématurée de la #pompe précédente. Car une bonne pompe électrique (~1000€), tient habituellement plus de 30 ou 40 ans nous disait le foreur.
Le plus dur aura été de finir de nuit penché en deux avec quelques rares moustiques 😁
Marches d'une échelle de piscine
L'impression 3D ne résout pas tout, mais utilisée à bon escient elle sert à réduire le gâchis, et à combattre l’obsolescence (programmée ou non). Voici une réparation "lowtech" domestique.
Les marches en plastique de l'échelle de ma #piscine hors sol avaient fini par casser, devenues poreuses. Une nouvelle échelle vaut 130-200€ et implique de jeter stupidement les montants en inox indestructibles. Mais, surprise ! Les marches sont pour une fois vendues à l'unité. Sauf qu'à 10-50 euros pièce, toujours aussi moches et peu durables, et donc toujours davantage de déchet et de carbone ça me faisait bien mal à mes velléités d'écologie.
Comment ?
Esthétiquement j'ai profité de chûtes idéales, tirées des lames de la terrasse que j'avais installée.
Au final : une demi-heure de modélisation 3D pour des supports adaptés à ces lames, une heure d'impression par pièce (en autoproduction solaire je vous prie), et 3 ou 4 euros de filament consommé pour un #recyclage et un cycle de production-consommation proches de l'optimal. A noter enfin que ce filament plastique n'est pas pétrolier mais organique (du PLA, souvent amidon et sucre de canne - certes ici renforcé à 10% de fibre de verre).
Pour conclure sur une note écologique … L'optimal resterait de ne pas avoir de piscine en premier lieu, quand bien même je la remplis surtout à l'eau de pluie, et parfois à l'aide d'un ruisseau local après des épisodes cévenols (lorsque 90% de l'eau qui y circule finit à la mer - le reste du temps c'est de l'eau précieuse pour l'environnement). Avec la désertification progressive du pourtour Méditerranéen, on envisage d'ailleurs de fermer le dessus et d'en faire une simple réserve d'eau pour le jardin.
Dans le même ordre idée, la pompe du filtre à sable est asservie à la production solaire des panneaux … quand la Zoé ne mange pas tout (vous pouvez lire ceci à propose de notre installation). Il reste un peu de chimie pour le traitement en attendant de faire le pas pour un traitement naturel ?
Supports de panneaux solaires au sol
Depuis 2016 nous avons douze panneaux solaires posés au sol dans le jardin, pour de l'auto-consommation. J'ai construit une structure porteuse simple, solide, réglable et pas chère. Mieux: j'en suis toujours très content, d'où cet article.
Notez que les panneaux au sols sont moins habituels que la pose en toiture. Mais si l'on a la place et du soleil dans le jardin, c'est préférable selon moi: on a de bien meilleurs rendements (face au soleil et aération maximale), cela augmente l'accessibilité pour l'inspection et le nettoyage (même si une bonne pluie suffit en général). Enfin et surtout c'est plus facile à poser soi-même. Attention, cela fait perdre les avantages fiscaux (5%TVA), mais qui sont généralement "mangés" par l'entreprise qui vous les pose de toute façon… L'un dans l'autre ça revient à zéro si vous êtes un petit peu bricoleur (et vous saurez comment ça a été fait, sans trous ni fuites dans la toiture).
Il faut par contre plus de matériel pour la structure qui les porte, et veiller aux contraintes climatiques qui peuvent être supérieures (grande prise au vent).
Comment ?
Il existe trois grandes options pour ces structures:
- un système avec une base noyée dans du béton
- des cages lestées et posées au sol
- l'option systématique "fais le toi même", qui est toujours ma préférée
Les deux options commerciales sont franchement coûteuses. Entre l'aluminium et le transport, c'est 100 à 200€ par panneau, un surcoût significatif pour l'installation à l'époque; et plus encore de nos jours avec la baisse des prix unitaires des panneaux. (mise à jour 2021: les prix semblent enfin baisser, probablement grâce à un peu de concurrence)
Mais chez nous, on n'aime pas creuser des trous: c'est invasif et particulièrement pénible. Le sol de garrigue à cet endroit est plein de cailloux, quand ce ne sont pas carrément des dalles de calcaire épaisses.
Faire et couler du béton définitif dans un trou n'est ni joli ni écologique. De leur côté, les structures à poser au sol nous semblaient être une bonne idée, mais elles coûtent encore plus cher (1035€ chez un constructeur réputé pour 12 panneaux, c'est le prix d'au moins cinq panneaux supplémentaire!). Elles nécessitent de toute façon d'aplanir la zone où se posent les boites lestées (à remplir de gravier, ou parfois de lest spécial payant!). Et puis franchement, quoi, c'est super moche :D
Dans les deux cas "commerciaux", on revient au problème de devoir préparer le terrain. Pour nous ça voudrait dire des heures de pioche ou un tractopelle qui défoncerait le jardin (ce que précisément l'option "posée" devrait éviter). No way.
Solution maison DIY
Comme d'habitude, on est rarement mieux servi que par soi même si l'on est un petit peu bricoleur.
Aussi j'ai opté pour du bon vieux poteau de jardin en acier galvanisé et plastifié. C'est quasiment imbattable en prix : à 5€ la barre en T de 2 mètres, ça revient à une trentaine d'euros pour un groupe de 3 panneaux! En plus c'est indestructible et ça se soude très bien.
Car oui quand même,il faudra un peu de soudure à l'arc. Ceci dit, un poste à souder moderne est très petit et ne coûte pas grand chose (50€). C'est occasionnellement mais réellement utile si vous bricolez un tant soi peu: construction de pergolas, de supports de terrasse, de serres,, pour réparer des outils de jardin ou des brouettes, etc.
Ce dont on a besoin au final:
- une meuleuse
- une pince universelle (ou mieux: une pince étau) afin de de former les tête de poteaux
- un poste à souder à l'arc
- une masse
- des boulons M13 (écrous autobloquants conseillés), inox ou galva. L'inox est beaucoup plus costaud !
- des poteaux de jardin en métal galvanisé
- et du fer à béton
L'encrage au sol
OK fait maison. Mais comment on solutionne l'ancrage de la structure dans le sol ?
C'est évidemment un point crucial: il ne s'agit pas juste de tenir les panneaux mais aussi d'éviter que l'ensemble ne bascule en cas de tempête. Et je peux vous dire qu'après plus de cinq ans et quelques tempêtes qui nous soulevaient les tuiles et abattaient des arbres, ma solution est absolument indestructible. Je ne ferai pas autant confiance aux options commerciales en aluminium qui plie, et moins encore à celle qui est posée-lestée… des groupes de 3 panneaux font une belle prise au vent !
J'avais fait cela pour une pergolas et j'ai recyclé l'idée pour mes panneaux:
- plantez à la masse 2 fers à béton de 1 cm de diamètre, en mettant un angle dans le sol de 30 à 45°,
- et en veillant à ce qu'ils se touchent ou se croisent juste à la surface du sol (ils forment donc un V inversé dont les deux bras sont enterrés)
- soudez ensemble les deux têtes et le poteau en T associé de la structure
- à la fin du montage, pensez à goudronner les parties en fer exposées (afin de prévenir l'oxydation, même si le fer à béton résiste des décennies sans protection)
Dans notre garrigue avec un sol argilo-calcaire plutôt dur et plein de pierres, je dépasse rarement 30 à 60cm de profondeur. Mais avec 5 points d'ancrage de ce type, l'ensemble est absolument rigide et inarrachable.
J'aurais tendance à penser que cette technique reste possible quel que soit le sol, mais ne me collez pas un procès si ça ne marche pas pour vous ;)
- je vous conseille juste d'enfoncer les barres autant que vous le pouvez et de couper l'excédent (forcément on ne le sait pas toujours à l'avance). Vous pouvez aussi mettre 3 fers à béton (en trépied inversé).
- si vous avez un sol "sans fond", vraiment problématique (sableux, aéré etc), vous pouvez ajouter deux barres de fer posées à plat sur le sol. Reliez les paires d'ancrages gauche et droits avec des fers plats de 3 cm de large ou davantage par exemple, que vous soudez aux tête têtes des supports de fers à béton.
Augmenter la surface au sol de la sorte empêchera la structure de couler dans le sol avec le temps. S'il est très meuble, vous pouvez aussi enterrer une barre à l'horizontal (qui devrait être arrachée dans son ensemble pour pouvoir décoller la structure, etc). Voyez les "corps mort" comme technique d'ancrage en haute montagne et qui permet de créer un point fixe même dans de la poudreuse ;)
Note : attention en soudant à ne pas vous mettre le feu ! Etant dans une garrigue, j'ai copieusement arrosé le sol avant de souder, gardé de quoi éteindre un départ de feu, et utilisé des tôles pour limiter la projection d'éteincelles.
La structure porteuse
A le faire soi même on peut choisir ses options. Dans mon cas,
- je regroupe 3 panneaux solaires ensemble avec les profilés alu classiques,
- que j'ai donc montés sur des poteaux de jardin en "T" (plus solides qu'en "L")
- le résultat est extrêmement stable car il se compose de deux trépieds reliés au centre (franchement, impossible de la faire bouger: la seule souplesse provient du profilé alu lui même!)
Et je trouve que ça reste plutôt esthétique: ça n'encombre pas la vue et on échappe aux béton et aux bacs pleins de gravier au pied des panneaux. On n'a même pas touché à la végétation!
Bonus: orientation été/hiver des panneaux solaires
La structure offre aussi une option utile pour améliorer son rendement: voyez l'orientation des panneaux en hiver, lorsque le soleil monte peu sur l'horizon (à comparer à la première photo de l'article).
Je peux en effet orienter les panneaux selon la saison très facilement:
- la tête du trépied est orientable, elle va supporter le profilé alu supérieur qui rassemble les 3 panneaux (j'aurais du le mettre davantage à mi-hauteur car ce serait plus facile à basculer, mais je pense que ça dépasserait les 1m80 de hauteur maximale réglementaire)
- le profilé du bas des panneaux est quand à lui relié à une barre mobile (vaguement horizontale), via une rotule plus simple,
- l'autre coté de cette barre se fixe au montant externe du trépied à l'aide d'écrous "nilstop".
La barre est ici sur le trou le plus haut, ce qui oriente les panneaux vers le haut pour la position "été":
Jusqu'ici j'ai résisté … Je pourrais insérer un petit vérin dans l'axe de la barre horizontale (~50€) : il me permettrait de suivre la course verticale du soleil. Le truc c'est que ce n'est probablement pas rentable, d'autant qu'un basculement de ce type ne serait surtout utile qu'en été : tôt et tard dans la journée, le soleil se trouve "derrière" les panneaux. Si je les positionnais alors complètement à l'horizontale, je récupèrerais des watts. Mais amortir les coûts des vérins prendrait du temps. Et sur ce sujet il est préférable de suivre la course du soleil horizontalement., ce que j'avais soigneusement évité car c'est à la fois encombrant et mécaniquement plus complexe et fragile.
Disposition d'ensemble
Vous aurez aussi peut être noté la disposition des 4 groupes de 3 panneaux un petit peu "en évantail" : c'est volontaire pour aplanir la courbe de production au long de la journée, car nous sommes en autoconsommation. Le but est de profiter de l'énergie solaire du plus tôt au plus tard dans la journée, plutôt que d'avoir "le maximum de watts produits dans la journée" (quand il s'agit de les revendre) qui correspond alors généralement à l'alignement recommandé bien "plein sud".
J'aurais d'ailleurs pu augmenter sensiblement la courbure, mais on a de grands platanes à l'ouest qui nous font de l'ombre en fin de journée, donc on ne peut pas capter grand chose à ce moment là de toute façon. L'été et plus encore au printemps lorsqu'il faut beau et frais, on est généralement déjà en surproduction.
Pour la même raison, nos panneaux sont équipés de micro-onduleurs individuels (Enphase): si certains d'entre eux sous-performent, ou subissent une ombre, ils n'impacteront pas les autres contrairement à une installation en série avec un gros onduleur (un peu moins coûteuse, certes).
Conclusion
Voilà, j'espère que cet article vous aura donné des pistes et une approche "do it yourself" qui mérite ici pleinement le petit effort.